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Un peu de tout pour les francomtois et les autres

04 mai 2008

Arthur et Zoé

Arthur et Zoé est une série de bande dessinée pour les enfants, parue en france à partir des années cinquante. Il s'agit d'une traduction de la la série américaine Nancy créée en 1933 par Ernie Bushmiller dont le personnage principal est une petite fille de 8 ans. La série Arthur et Zoë, éditée par les éditions Mondiales est notamment parue dans des revues périodiques (Paris-Jour, Télé Poche, Modes & Travaux) sous la forme de bandes de quelques cases.

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Zoé : personnage principal, c'est une petite fille de 8 ans. Dans la série originale américaine, elle s'appelle Nancy et vit chez sa tante Fritzi.
Arthur : un petit garçon, le meilleur ami de Zoë. Dans la série originale il s'appelle Sluggo.

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20 novembre 2007

Ach!lle Talon

autoportrait_achille_talonAchille Talon apparait pour la première fois le 7 novembre 1963 dans le numéro 211 du journal Pilote. Pour l'occasion, René Goscinny consacra l'édito du journal à la description du nouveau personnage :
« Achille Talon, cerveau-choc, est un homme plein de bonne volonté, et doué d'un savoir puisé dans une encyclopédie… à laquelle il manquait pas mal de pages. Achille Talon n'en a cure ; sûr de lui, il n'hésite jamais à se jeter à corps perdu dans les situations les plus difficiles, avec une remarquable inefficacité. »

Il s'agissait, à l'origine, d'une demande de René Goscinny pour « boucher les trous » quand les publicités faisaient défaut. Pour ce faire, Greg voulait redonner vie au personnage Monsieur Poche d'Alain Saint-Ogan. René Goscinny lui fit alors part de ses doutes quant à réutiliser ce personnage crée dans les années 1930 et trop marqué par son époque. Changeant les costumes et les décors, Greg inventa carrément un nouveau héros, Achille Talon, en un quart d'heure sur un comptoir de bistrot.

Incarnation énorme de la bêtise bourgeoise, Achille Talon est reconnu pour les qualités de son dialogue brillant et fin, rempli d'allusions culturelles et de calembours savoureux, qui lui valent de figurer par pages entières dans les manuels scolaires, et de faire l'objet de plusieurs thèses de doctorat en France, en Belgique et au Canada. À ce sujet, Greg dit que la prolixité d'Achille Talon lui a été inspiré par l'un de ses professeurs de physique (« il était capable de discourir pendant une heure, sans s'arrêter. Quand le cours de physique nous ennuyait, on s'arrangeait pour le mettre en piste sur n'importe quoi, et il nous parlait jusqu'à ce que la sonnerie retentisse… »).

Jusqu'en 1975, il s'agit de gags sur une ou deux pages, et par la suite Achille Talon vit également des aventures plus longues publiées en albums où il se transforme, presque malgré lui, en redresseur de torts. Ce choix permit à Greg d'étoffer ses intrigues et de se moquer des malheurs du monde (l'intolérance et le fanatisme dans Le Roi des Zôtres, la bêtise et la pollution dans L'Arme du Crocodile ou encore le racisme et le militarisme dans Le Grain de la folie par exemple)

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06 novembre 2007

Modeste et Pompon

Modeste et Pompon est une série de bande dessinée, page hebdomadaire dessinée par André Franquin dans le journal Tintin. Des scénaristes comme René Goscinny et Greg y contribuèrent également. Après le départ de Franquin du journal Tintin, cette série fut d'abord reprise par Dino Attanasio, qui bénéficia de l'aide de quelques scénaristes, dont Lucien Meys. Mittei et Christian Godard, ensuite Walli et Bom continuèrent Modeste et Pompon après Attanasio.

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Les personnages sont :

Modeste, jeune célibataire fantasque et un brin fier de lui
Pompon, son éternelle fiancée
Félix, ami inventif, démarcheur et gaffeur
Les trois neveux de Félix, dont Modeste a souvent la charge.
Monsieur Ducrin, voisin ronchonneur
Monsieur Dubruit, autre voisin casse-pieds, et ses enfants insupportables

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Le cadre est typique des années 50 en ce qui concerne le mobilier, les tenues vestimentaires et l'ambiance bon enfant. Les personnages habitent tous en pavillon, ce qui permet de mettre en scène aisément des petits troubles de voisinage.
Les gags mettent souvent en scène Félix, représentant d'un article farfelu qu'il cherche à vendre à Modeste. Les voisins Ducrin et Dubruit, l'oncle Symphorien et son coq Jules, de même que le bébé de la cousine Améthyste, dont Modeste a la garde temporaire, sont aussi des acteurs importants dans la série telle que créée par Franquin. Les repreneurs (Attanasio, Mittei et Godard, Walli et Bom) choisiront d'autres pistes.

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23 août 2007

Le petit Duc

ducConçue au départ comme une histoire de Résistance, le Petit Duc Mirko plonge rapidement dans le merveilleux : civilisations disparues ou chronologiquement décalées, science-fiction pure, architectures et décors démesurés ; le dessin, baroque et contrasté, renforce le caractère onirique de cette bande-culte. Il faut féliciter le directeur des Éditions Lug, Marcel Navarro, d'avoir engagé le dessinateur italien Antonio De Vita (il signait Devi) qui végétait aux Éditions Alpe, à Milan. kalistan
Navarro lui proposa un synopsis des premiers épisodes, lointainement inspiré du Petit Roi de Lina Buffolente (bande traduite dans Brik Yak) et que Devi extrapola avec génie. Paru dans Kiwi à partir du numéro 1 (septembre 1955) jusqu'au n°69. Réédité dans Blek (n°135 à 276). S'inspirant au départ du roman d'Alexandre Dumas, La Dame de Monsoreau, l'Italien Antonio De Vita réalise en bande complémentaire pour Pipo, un somptueux récit de cape et d'épée. Mais peu à peu le scénario dévie (!) du modèle original, entraînant le héros dans d'étranges contrées intemporelles comme seul l'auteur du Petit Duc savait en imaginer.

Mirko a également eu son heure de gloire en Turquie.

aslan_20prens533En effet, dans les années cinquante, l'histoire du Petit Duc a été reprise dans ce pays, friand de héros de papier et grand éditeur au noir de semblables publications. Les diverses bd étaient publiées sans accord ni de l'auteur, ni de la maison d'édition d'origine. Les turcs ont même fait des films ou feuilletons sur quelques-uns de ces personnages mythiques dont le plus célèbre chez eux sera Cap'tain Swing.aslan_20prens_202534

Cependant, je ne sais si la copie de Mirko s'est faite à partir de l'histoire française (Le Petit Duc) ou de celle italienne (Robin) car, habituellement, les plagiaires utilisaient directement les fumetti italiens.
Or, ainsi que vous le voyez ci-dessous, Mirko est devenu "Prince Aslan", donc avec un titre de noblesse, comme son équivalent français.

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17 juillet 2007

La rubrique à brac

0coccinelleLa Rubrique-à-brac est une série d'albums de bande dessinée créée par Gotlib en 1968 qui eut un très grand succès et demeure une référence pour les amateurs du genre. Elle fait suite aux Dingodossiers dont Gotlib était le dessinateur et René Goscinny, le scénariste.

0isaacÉcrite dans une langue très châtiée, avec ruptures de ton assorties d'un dessin « expressif », la « RAB » présente la particularité d'être un ramassis de récits disparates : relecture anachronique des contes de fées, études fantaisistes du monde animal, comme le cochon, le pélican ou le zèbre (généralement avec l'aide du professeur Burp), pensées philosophiques sur la vie, comment reconnaître un mutant à sa façon de plier une carte routière, sans oublier les aventures des deux parfaits crétins Bougret et Charolles, policiers ratés (dont les enquêtes aboutissent sans suspense à la culpabilité du même homme à chaque fois, caricature de Goscinny) ou encore le brillant développement imaginé à partir de la formule E pericoloso sporgersi (« Il est dangereux de se pencher » [par la fenêtre]) autrefois visible dans de nombreux trains circulant en France, à côté de l'avertissement analogue en français, allemand et anglais...

Aujourd’hui, l’humour « glacé et sophistiqué » de la RAB, qui valut jadis à Gotlib « un abondant courrier de trois lettres », n’a pas pris une ride. Des ex-fans de Pilote aux jeunes générations, chacun y trouve le vernis de culture nécessaire à la survie en société.

Récemment un nouvel opus de cette saga artistique est sorti, il s’agit de la Rubrique-à-brac Gallery, où Gotlib revisite à sa manière les plus grandes œuvre picturales de notre ère (le David de Michel-Ange, La Naissance de Vénus de Cabanel, La Joconde de Léonard de Vinci, Le Sacre de Napoléon de David, L'Autoportrait de Van Gogh) en se servant de sa coccinelle comme guide et de son humour comme socle pour cet album, il faut le reconnaître, très original. L'humour de Gotlib, qui s'exprime sous la forme de dessins et parodies de tableaux est assorti d'un commentaire documenté des œuvres originales, écrit par Marie-Ange Guillaume.

0burpAu milieu de ce désordre complet, au moins cinq héros récurrents, Isaac Newton, la coccinelle, le professeur Burp, le commissaire Bougret et son fidèle adjoint Charolles interviennent à tout propos.
Isaac Newton a une bonne raison d’être là : ayant reçu une pomme sur la tête, il en a déduit la loi de l’attraction universelle, ce qui fait de lui une source d’hilarité inépuisable. Il reçoit alors quantité d'objets sur la tête qui lui font toujours découvrir sa théorie : un bouton, un petit-suisse, un kangourou, un arbre, un pélican...
La coccinelle, d’abord introduite de manière sporadique et d’un graphisme assez sommaire, s'embellit au fil des apparitions et finit par installer sa présence, tout en donnant son avis sur tout, comme un minuscule chœur antique, et parlant régulièrement de ses brocolis.
Le professeur Burp fait régulièrement des exposés, aux intentions honorables, mais fort peu scientifiques sur les bêtes et la vie animale.0disk12
Parlons enfin d'une série de planches qui fait son apparition dans le troisième tome, les policiers Bougret et Charolles, menant des enquêtes plus absurdes les unes que les autres, avec chaque fois deux suspects : Aristidès Othon Frédéric Wilfrid, caricature de Fred, un autre dessinateur de bandes dessinées, et Blondeau Georges Jacques Babylas, caricature de Goscinny, ce dernier se trouvant toujours être le coupable. Souvent, tous les indices désignent d'ailleurs immanquablement Blondeau, mais c'est pourtant par d'autres preuves aussi invisibles aux yeux du lecteur que ridicules, hilarantes et pourtant justes que l'inspecteur Bougret, aveugle face aux évidences les plus flagrantes, dévoilera quand même la vérité. De nombreuses variantes existent, mentionnons Sherlock Bougrès tout en franglais ("aille demande qu'à vous croire, beut canne iou prouve it?") ou encore la première enquête de nos héros, encore au cours préparatoire. Cette série est en fait une caricature de Les cinq dernières minutes, reprenant même la phrase fétiche "Bon sang mais c'est bien sûr!".

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12 juillet 2007

Taka Takata

T_8350Cette bande dessinée de Vicq et Azara ( Joel Loeckx ) est apparue en 1965 dans le journal de Tintin et racontait les mésaventures de Taka, un jeune militaire japonais.

Taka Takata est un pilote de l'aéronavale nipponne qui est très myope. Autour de lui gravitent le colonel Rata Hosoja, l'adjudant Haté Jojo, le professeur Kakao Suri, le lama tibétain Tar-Tang-Piong et une foule d'autres personnages.

Humour bon enfant et jeu de mots faciles sont les caractéristiques de cette série sympathique

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10 juillet 2007

Le lion de Joseph Kessel

kesselAu pied du Kilimandjaro , le narrateur séjourne dans une réserve naturelle du Kenya administrée par John Bullit. Le directeur de la réserve y vit avec Sybil, son épouse et Patricia leur fille de 10 Ans.
Le narrateur est fasciné par les immenses paysages de l’Afrique orientale. Il se prend également de sympathie pour Patricia, la jeune fille, qui vit entourée des animaux de la réserve administrée par son père. Sybil, la mère de Patricia , est , elle, terrorisée de voir sa fille vivre comme une sauvageonne parmi ces animaux sauvages.

vph_kessel_prinPatricia  est très proche de King, un jeune lionceau  qu'elle a recueilli et nourri quant il était tout petit. King est maintenant devenu un fauve impressionnant mais Patricia continue de jouer avec lui sans prendre gare à sa puissance .
Des Masaï vivent aux abords de la réserve, et Oriounga, un jeune guerrier, est séduit par le pouvoir que la jeune fille exerce sur le fauve. Lui  n’a qu’un rêve : affronter un lion. En effet, chez les Masaï, pour devenir un homme, il faut vaincre un lion en combat singulier, et le tuer.

Oriounga vient affronter le lion et se fait dévorer par lui. Le père de Patricia, ex-chasseur, violant la promesse faite à sa fille, est obligé d’abattre King. Patricia quitte, désespérée, le paradis de son enfance et part avec le narrateur pour une pension de Nairobi.

Le lion a été adapté à la télévision en 2003 par Philippe Setbon dans un téléfilm produit par José Pinheiro .
Ce téléfilm d'une durée de 110 minutes réunissait entre autre Alain Delon Ornella Muti et Anouchka Delon.

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08 juillet 2007

Zembla

zembla01Zembla fait partie de la longue liste des émules de Tarzan. Paru simultanément en France et en Italie, ce personnage est en fait une conception Lug puisqu'il a été créé par Marcel Navarro et réalisé pour les textes et dessins par des Italiens œuvrant directement pour Lug. Le premier scénariste est celui d'Amok : Cesare Solini. Zembla a connu plusieurs dessinateurs : tout d'abord Augusto Pedrazza, ensuite Pietro Gamba, enfin et surtout les frères Franco et Fausto Oneta. À noter dans Spécial Zemba 24 épisodes de Bertrand Charlas, l'un des collaborateurs de Pierre Mouchot. Paru dans Spécial Kiwi n°15 (juin 1963, épisode pilote), puis Zembla et Spécial Zembla. Ces deux titres existent toujours mais ne proposent plus que des rééditions.

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07 juillet 2007

Pepito

italiepageLe premier épisode de Pepito paraît aux éditions milanaises Alpe en avril 1952, dans la revue Cucciolo (Cucciolo est la version originale de Pipo), alors que son auteur, Luciano Bottaro, n'est âgé que de 21 ans - et en est déjà à son troisième corsaire ! Les deux précédents, Aroldo et Tim, ont servi de banc d'essai à ce jeune prodige de la bande dessinée (des Tim ont été traduits dans Tex n°6 à 9, 13 à 16 et Supplément à Pipo n°3). En Italie, le petit corsaire ne recueille pas vraiment les suffrages, navigant en bande complémentaire d'un titre à un autre.
Le pocket qui lui est consacré ne dure que 18 mois (juillet 1955 à décembre 1956). L'éditeur italien a sans doute le tort de ne pas insister… Pepito réussira beaucoup mieux en France. Si l'on excepte son premier passage, totalement inaperçu, en seconde partie de Tex n°10 et 11 en 1953 aux Éditions LUG, c'est la S.A.G.É. (Société Anonyme Générale d'Éditions) qui va être l'artisan de ce succès. Au début simple traductrice du matériel italien, la maison de la rue du 4-Septembre, dirigée par Bernard Trout, va racheter les droits du personnage et l'éditer pour son propre compte avec une réussite spectaculaire. futuropolis_10026
Après avoir été annoncé par une feuille publicitaire glissée dans les publications du moi, Pepito n°1 paraît en juin 1954. Paradoxalement, aucune trace de son créateur, Bottaro, dans ce premier numéro : ni la couverture, exécutée par Raffaële Marcello, ni l'intérieur, dû à Carlo Cossio. En effet, effectuant son service militaire, Bottaro s'est fait momentanément remplacer par l'auteur d'Alain la Foudre et la S.A.G.É. n'a pas respecté l'ordre chronologique. Ce n°1 présente Pepito par le biais d'une fiche signalétique : issu d'une honnête famille de boucaniers, ses premiers mots furent "À l'abordage !". Mais écrasé par les impôts exigés par le gouverneur de Las Ananas, son pauvre père fit faillite. Il confia le bébé à Ventempoupe et Crochette puis disparut. Vendant les trophées de famille, Pepito va acheter un navire, "La Cacahuète", et combattre le gouverneur tyran Hernandez de La Banane. C'est le Pepito n°2 qui publie en fait le tout premier épisode Pepito contre La Banane. Ce nouveau héros est bien accueilli par les lecteurs et, dès 1955, la S.A.G.É. va le promouvoir : ainsi, Pepito fait la une de couverture de Héroïc n°135 (27 octobre 1955) avec en pages intérieures un récit complet. Quant au petit format, il devient bimensuel au n°11 ; puis, à partir de janvier 1955, lui sont adjoints des suppléments hors série en grand format, non numérotés. Cette collection se mue en Pepito Magazine, un trimestriel à la conception soignée qui permet à Bottaro de mieux s'exprimer. Avec l'agrandissement, ses planches s'enrichissent, des îles luxuriantes apparaissent, parfois chargées d'architectures baroques, et d'étranges machines, comme le poulpe à vapeur, surgissent de l'océan. Bottaro écrit lui-même les scénarios de tous ces formats "géants" et Pepito dépasse largement le cadre des kiosques pour accéder à la notoriété. À preuve, les Éditions Futuropolis l'éditent en album en 1982 et des reprises ont lieu dans Pif-Gadget. D'ailleurs, Pepito devient international, traduit dans de nombreux pays, soutenu par divers produits dérivés : latex, masque, porte-clés, disque, lampe… Le monde de Pepito est peuplé d'une galerie multiple de personnages savoureux, qu'il est impossible de recenser en détail ici. Sur "La Cacahuète", il y a, aux côtés des fidèles Ventempoupe et Crochette, le perroquet bavard Bec de Fer, que Pepito a dégotté sur une île (Pepito n°7). Brisefer, le terrible pirate, surgit dès le n°12. Mais l'ennemi irréductible, c'est La Banane, le gouverneur de Las Ananas, qui accable la population d'impôts. Il ne vit que pour entasser des doublons ! Contre sa tyrannie et son despotisme, Pepito utilise l'astuce et l'humour. Et malgré les délirantes inventions du Professeur Scartoff, un savant à son service, La Banane est constamment ridiculisé. Pourtant, "Sa Ventripotence", comme on le surnomme, parvient à rester très attachante. C'est parce qu'il n°y a nulle trace de méchanceté dans l'univers de Bottaro. Drôles, gentilles, poétiques, les histoires de Pepito ont conservé toute la fraîcheur du grand large. Luciano Bottaro aurait pu s'enfermer, comme beaucoup d'auteurs de bandes dessinées, dans un seul personnage. Au contraire, il a su mener, parallèlement à Pepito, une carrière féconde. Son œuvre est une suite ininterrompue de créations originales : Baldo : une parodie de la police montée canadienne, que la S.A.G.É. publia dans divers titres. Pon-Pon : ce petit monde préfigurant les Schtroumpfs fut imaginé dès 1954 et devint ensuite l'une des séries phares de l'hebdomadaire Il Giornalino. Sa popularité fut immense en Italie. Whisky et Gogo, un ours alcoolique et un petit trappeur., ont été les héros d'un trimestriel de la S.A.G.E. en août 1970 (5 numéros). Pik et Pok, deux petites souris toujours en quête de fromage, ont grignoté dans diverses publications de la S.F.P.I. Oscar est un éléphant policier que les Éditions Artima dispersèrent dans divers pockets comiques. Non seulement cette liste est très partielle, mais Bottaro s'est permis en plus le luxe de travailler pour "Disney Italie" et ses histoires de Donald sont considérées par tous les exégètes comme des chefs-d'oeuvre. Depuis quelques années, Bottaro a inauguré un style plus abstrait, très onirique, n'hésitant pas à s'engager dans des recherches graphiques stupéfiantes. Et cet auteur doué est également un homme exquis que l'on a toujours plaisir à rencontrer lors de ses trop rares venues à Paris.

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06 juillet 2007

Akim

akim1Le comte Rank périt noyé dans un naufrage, tandis que sa femme Lidia et son bébé échouent sur une île inconnue. Trois mois plus tard, Lidia meurt, tuée par une panthère, et le petit Jim est recueilli et élevé par des gorilles. Seize années s'écoulent, un homme blanc vit dans les arbres en compagnie des singes : il s'appelle Akim (en hommage au Kim de Rudyard Kipling) et connaît le langage des animaux. Le cousin Stéphane Rank et sa fiancée Rita débarquent sur l'île. Sauvée par Akim, Rita lui révèle qu'il est l'unique héritier de la fortune des Rank. Après l'échec de Stéphane dans ses tentatives d'éliminer son rival, Akim et Rita décident de rester ensemble dans la jungle. Ils y vivront côte à côte 36 ans sans se marier, un scandale qu'il n'est que temps de dévoiler ! Avec le gorille Kar, la guenon farceuse Zig, l'éléphant Baroi, le lion Rag et plus tard (Akim 17) leur fils adoptif Jim, ils vont vivre des aventures spectaculaires où défilera toute la panoplie de la littérature populaire : civilisations disparues, monstres, savants fous… Rien d'original dans toute cette mythologie, déjà inventée par Burroughs. Et pourtant, quel succès ! Les jeunes lecteurs de l'époque ont visiblement apprécié le charme naïf des thèmes. Mais surtout, ils ont été captivés par un élément merveilleux : les animaux qui parlent ! Akim, c'est Tarzan revu et corrigé façon contes de fées. Les auteurs de cette bande sont les scénaristes Roberto Renzi (quel souffle !) et le dessinateur Augusto Pedrazza dont le trait, un peu malhabile au début, a vite gagné en souplesse. À peine aidé, sur la fin, par un encreur (Segna Pini), Pedrazza a produit un travail colossal (plusieurs dizaines de milliers de planches). Et il a pourtant trouvé le temps-de dessiner les premiers épisodes de Zembla.

akimAkim en Italie :
Akim apparaît le 10 février 1950 sous forme de C strisce E` aux Editions Tomasina. Il s'arrête le 31 mars 1967. En juin 1976, une résurrection a lieu aux Éditions Bonelli et on y découvre une autre version de l'enfance d'Akim ! Le personnage disparaît définitivement eu juillet 1983.

Akim en France :
C'est seulement en septembre 1958 que les Éditions Aventures et Voyages décident de traduire Akim. De mensuel (jusqu'au n°21), le titre devient bimensuel et constitue dès lors la meilleure vente de la maison. En 1967, quand le matériel original cesse, madame Ratier fait poursuivre Akim, de sorte que, pendant 20 ans, Renzi et Pedrazza travaillent directement pour la France. En 1986, il y a un changement de direction et le contrat est rompu. Akim continue en réédition, jusqu'en février 1991 (n°756 et dernier). C'est le record absolu pour un petit format.

Akim est aussi paru dans le trimestriel Bengali (juillet 1959) et il y a eu une réédition en couleurs dans Akim color (133 numéros de décembre 1967 à février 1979).

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