AlmanaBiGou...Le blog fait pour vous

02 juillet 2012

Des nouvelles

Je reviens vers vous, pas très longtemps, car le temps me manque considérablement pour faire tout ce que j'ai à faire. Déménagement programmé le 12 juillet et là , ce sera fini de l'internet et des mises à jour de ce blog jusqu'à ce que les petits fils de cuivre miraculeux arrivent jusqu'à mon nouveau home sweet home.

En plus des démarches pour la maison, il me fallait partir à la recherche d'un véhicule qui me sera indipensable dans l'aisne. La bête devait offrir une position de conduite haute, être un tantinet barroudeuse, automatique, consommer modérément et dans un prix raisonnable... difficile à trouver mais avec beaucoup de persévérance ça y est enfin et je l'aurai jeudi prochain....

La bête en image trouvée sur le site de la centrale et commandée samedi chez le concessionaire Neubauer...Merci internet

 

W8888056

W8888056_1

W8888056_2

W8888056_7

 

Posté par bigou93700 à 07:46 - - Commentaires [28] - Permalien [#]


Michel Simon - Mémère

Mémère, tu t'en souviens, de notre belle époque,
C'était la première fois qu'on aimait pour de bon.
A présent, faut bien l'dire, on a l'air de vieux schnocks,
Mais c'qui fait passer tout, c'est qu'on a la façon.
Tu t'rappelles ta guêpière, à présent quand j'y pense
J'en rigole tout douc'ment mais c'est plus fort que moi,
Comment qu'tu f'rais maint'nant pour y loger ta panse ?
On a pris d'la bouteille tous les deux à la fois.
Mémère, tu t'en souviens comme t'as fait des histoires
Pour me laisser cueillir la marguerite aux champs,
Et pourtant c'était pas vraiment la mer à boire,
Ça t'a fait des ennuis mais c'était pas méchant
Tu t'rappelles comm' j'étais, je n'savais pas quoi dire
Y a des coups, pour un peu, j't'aurais bien dit des vers.
T'as bien changé, mémère, mais quand j'vois ta tire-lire,
Comment qu'ça donne envie d'faire la route à l'envers !

Mémère, tu t'en souviens des p'tits diabolos menthe,
Des bouteilles de mousseux du quatorze juillet !
Un éclair au café, j'veux bien mais faut qu'tu chantes !
Chérie, t'as renversé ton verre, faut l'essuyer.
Mon Dieu, c'est pourtant vrai que j't'app'lais chérie
Il faut pas m'en vouloir, mais je n'm'en souv'nais plus.
On parle des souv'nirs, mais c'est fou c'qu'on oublie.
J'te d'mande pardon, chérie, et qu'on n'en parle plus !

Mémère, si j'te dis ça, c'est pour te dire que j't'aime,
Te l'dire comme ça, tout cru, c'était trop dur pour moi,
Mais au fond, j'suis content, j'vois qu't'as compris quand même,
Et j'peux te l'dire, mémère, j'ai jamais aimé qu'toi.

Posté par bigou93700 à 04:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

01 juillet 2012

Michel Vivoux - La petite

Posté par bigou93700 à 04:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

30 juin 2012

Frederik Mey - J'aimerais être mon chien

Certains jours j'aimerais bien être mon chien
Bien au chaud dans l'édredon, je m'observerais froidement
A m'agiter, paniqué chaque matin,
Et je me rendormirais à ce spectacle fatigant.
Puisque mon unique centre
D'intérêt serait mon ventre,
Que mes seuls efforts seraient mon sommeil et ma digestion.
Mes recherches spirituelles
Mèneraient à ma gamelle.
J'aurais pour seul sujet de tourment et de méditation
La morphologie de mon os quotidien.
Quelquefois j'aimerais bien être mon chien.

Certains jours j'aimerais bien être mon chien.
Je ne me creuserais plus la tête en forme de fuseau
Et en disposant d'un nez comme le sien
Je reclasserais le monde à l'échelle de mon museau,
En personnes hautes ou rampantes,
En bons ou malodorantes.
Et quant aux lécheurs contre qui j'ai toujours eu une dent,
J'attendrais qu'ils me caressent
Puis je leur mordrais les fesses,
Ce que je ne fais que dans les cas extrêmes actuellement,
Car l'état de ma denture est très moyen.
Quelquefois j'aimerais bien être mon chien.

Certains jours j'aimerais bien être mon chien
Les mensonges, les ragots me laisseraient indifférent.
On ne m'attraperait plus comme un crétin
Dans ces discussions idiotes qui me font perdre mon temps.
Qu'on discute, qu'on débatte,
Je lèverais une patte
Pour montrer mon intérêt, pour apporter mon argument.
Plus d'importunes visites
Si ça sonnait, j'irais vite
Aboyer derrière la porte et je dirais poliment
"Désolé mais vous êtes venu pour rien
Le patron est sorti et moi je suis le chien".

Certains jours j'aimerais bien être mon chien.
J'aurais des tas d'avantages sans une ombre de soucis
Et tout compte fait j'accepterais fort bien
De manger dessous la table et de dormir au pied du lit.
Plus d'impôts, plus de contraintes.
De devoirs, d'ennuis, de craintes
Mais en tant qu'homme il me reste un talent qui lui fait défaut
Un don qu'il m'envie sans doute,
Ca le ronge et le déroute
Car de nous deux je suis celui qui peut ouvrir le frigo.
Et je savoure ce geste quand je vois
Que parfois mon chien aimerait bien être MOI !

Posté par bigou93700 à 04:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

29 juin 2012

Alexis HK - La fille du fossoyeur

Le père de Fanny tenait une entreprise prospère
Une boutique où l´on vendait du marbre et de la pierre
Mais Fanny, la fille du fossoyeur, 
Préférait mes roses aux couronnes de fausses fleurs

Elle préférait la douceur de mes rengaines
À la pesanteur de tous les requiem
Et rêvait en secret d´un avenir rieur
Loin des paysages à la Six feet under

Fanny, fille de fossoyeur, 
Je t´emmènerai ailleurs
Tu y seras libre et heureuse
Fuyant ton destin de fossoyeuse

Quand, en grande pompe, j´annonçai au croque-mort
Que sa fille Fanny avait touché mon cœur
Il resta de marbre, d´un air macabre me dit "Dehors!
Ma fille n´épousera pas un petit chanteur

Chez nous, on est dans la mort depuis des générations
Et les saltimbanques n´entravent pas nos traditions"
Devant ce refus net et catégorique
Fanny et moi décidons de prendre la fuite

{Refrain:}
Fanny, tu as touché mon cœur
Je t´emmènerai ailleurs
Tu y seras libre et heureuse
Fuyant ton destin de fossoyeuse

Pour tromper la vigilance de ce père obséquieux
Je lui dis "Fanny, cache-toi dans un cercueil
Demain, je viendrai te chercher à l´insu du vieux
Quand celui-ci ira célébrer le deuil"

Mais le lendemain, au lieu de ma bien-aimée
J´ouvrais le sapin et tombais sur un macchabée
Pour un stupide mélange de boîtes, une malheureuse erreur de date
Fanny au cimetière, six pieds sous terre

{au Refrain}

La fin de la chanson n´est pas si tragique
Le fossoyeur apprenant le fin mot de l´histoire
M´envoya fissa à la chaise électrique
Je n´eus même pas le temps de mourir de désespoir

Aujourd´hui, je repose auprès de ma belle
Et à la place de vos plates petites amourettes
Je connais le grand, le vrai, l´amour éternel
Comme Roméo et squelette

Posté par bigou93700 à 04:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

28 juin 2012

Christian Paccoud - Avenue du dragon

Crache le feu, l'amour et dis ton nom
Qu'on l'entende qu'on l'entende,
Crache le feu l'amour et dis ton nom, qu'on l'entende Avenue du dragon

Moi c'est Paul, et j'ai pas de chaussettes, 
ca fait mal aux pieds quand je vais travailler
J'ai 3 gosses, et six loyers de dette,
alors je vais coucher dans la cage d'escalier
moi c'est Sam, et j'ai pas de chaussures,
ça fait 200jours que j'ai pas travaillé,
ce matin j'ai tiré 3voitures,
et j'ai jeté les clés dans la cage d'escalier

(refrain)

Moi c'est Ben,j'ai froid j'ai plus de gants,
et le marteau piqueur ça fait mal à mes dents
Plus que jpeine, et moins que j'ai d'argent, alors je vais pisser dans la cage d'escalier
Moi c'est Sam, et j'ai les doigts qui gèlent,
ca fait 800 jours que j'ai pas travaillé
ce matin, j'ai bouffé les poubelles, et j'ai tagué "ta gueule" dans la cage d'escalier

(refrain)

Moi c'est Franck, viré de la lyonnaise
j'alignais des zéros sur des comptes truqués
mais j'ai jamais su monter les mayonnaises,
et depuis je vais pointer dans la cage d'escalier
Moi c'est Sam, et j'ai les plombs qui pètent
à nous la monseigneir de monsieur le curé
quand c'est vide, tirez la chevillette, 
pétez les bobinettes dans la cage d'escalier

(refrain)

Tu sais Paul et Ben, et Franck, Sam c'est nous
Paul et Ben, et Franck Sam c'est nous

Nous c'est tout, c'est rien pour la bourgeoise
mais quand ça pousse en bas, ça fait peur au banquier
y'a des sous pour payer les ardoises,
et on est 80 dans la cage d'escalier
80, c'est peu mais ça commence, ça fait des millions qui vont pas travailler
Droit devant, le nez dans vos finances,
on va tout faire sauter dans la cage d'escalier
(refrain)

Posté par bigou93700 à 04:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

27 juin 2012

Font et Val - La vieille

J'ai pas besoin de vous pour ranger mes vêtements
Partez vous m'encombrez dit la vieille en sautant
Pieds joints sur sa valise on aurait dit Popeye
Elle avait encore la souplesse des abeilles
Et d'un pas décidé vers la gare Saint Lazare
Tandis qu'on faisait semblant de pleurer son départ
Elle s'en allait trottant son bagage à la main
Avec deux ou trois pauses pour se tenir les reins

J'ai pas besoin de vous dit-elle au contrôleur
Laissez-moi ma valise j'en ai pour un quart d'heure
L'hospice est en banlieue, on dit que c'est un château
Ou les vieux jouent au Scrabble et aux petits chevaux
Moi j'ai horreur de ça comprenez-vous Monsieur
Je n'aime que les westerns avec plein de coups de feu
J'ai vu 14 fois l'infernale chevauchée
Je vous raconterais bien mais nous sommes arrivés

J'ai pas besoin de vous dit elle à l'infirmière
Pour déplier mes draps, laissez-moi j'ai à faire
Alors de sa valise à l'abri des regards
Elle sortit 20 bouteilles d'un célèbre pinard
Descendit au salon où les vieux et les vieilles
Jouaient aux petits chevaux en se grattant l'oreille
Bonsoir, messieurs mesdames, je m'appelle Fanchon
L'un d'entre vous n'aurait-il pas un tire bouchon

J'ai pas besoin de vous dit-elle au médecin
En élevant vers lui son troisième verre de vin
Tandis que les vieillards autour de la pendule
Chantaient à quatre voix "la grosse bite à Dudule"
Et l'on vit ce spectacle oh ! combien ravissant
De 80 gâteux quittant l'établissement
Afin de ratisser les hospices du pays
Arrachant à la mort, les moribonds surpris !

J'ai pas besoin de vous disait-elle au curé
Qui sur le lit d'un vieux s'esquintait à prier
Vous voyez bien que ce cadavre n'est pas mort
S'il ne respire plus, par contre il bande encore
Un petit coup de branlette le remettra sur ses pattes
Comme un coup de manivelle sur une vieille Juva 4
Le prêtre révulsé tomba les bras en croix
Il respirait encore, mais il ne bandait pas

J'ai pas besoin de vous répétaient tous les vieux
Chaque fois qu'un député voulait s'occuper d'eux
Car vous n'avez pas su vous occupez de nous
Du temps ou nous avions encore confiance en vous
Tous les moyens sont bons pour gagner la coupole
Si les morpions votaient vous auriez la vérole
En tant qu'improductifs nous ne produirons pas
Un imbécile de plus à la tête de l'état

J'ai pas besoin de vous dit-elle au nécrophage
Qui la poussait dans le ghetto du troisième âge
"Saloperie de technocrate qui inventa cette formule
Du haut de mon mépris saloperie je t'encule
C'est la première fois que je dis un gros mot"
Et tout en se servant un petit verre de porto
Elle fit un bras d'honneur on aurait dit Popeye
Elle avait encore la souplesse des abeilles

Posté par bigou93700 à 04:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :